Géologie et Climat

Besoins climatiques de la vigne

Dans l’hémisphère Nord, la vigne est implantée entre le 35ème et le 51ème parallèle de latitude Nord.

La France est comprise entre le 42ème et le 51ème parallèle de latitude Nord. Autant dire que c’est le pays rêvé pour la vigne !

Il y a deux siècles, la vigne couvrait d’ailleurs tout le territoire.

La vigne est une plante méditerranéenne qui aime la chaleur, la lumière, et qui ne redoute pas trop la sécheresse, surtout s’il y a des réserves dans le sol. Les coteaux bien égouttés lui conviennent bien. Le Sud de la France a été la 1ère région colonisée par la vigne, qui se plaisait dans les terres possédant les caractéristiques de la Méditerranée orientale.

L’idéal est une maturation pas trop rapide, ni trop complète, car il y a risque de perte d’éléments aromatiques (R-P Dubrion, Les climats sur les vignobles de France).

Les vignobles méridionaux rechercheront les pentes orientées au Nord (ubac) car plus fraîches (dans l’ombre elles peuvent perdre 25 à 40 % de lumière et de calories), les raisins y gagneront en arômes ; les gobelets protègeront mieux les grappes du soleil et le sol de l’évaporation (RP Dubrion).

Langlade

Le village de Langlade est situé sur le flanc EST de l’anticlinorium de la Vaunage. Un anticlinorium est une succession de plis convexes (anticlinal) de plusieurs kilomètres.

La Vaunage a une superficie de 57 km² et est entièrement située dans le département du Gard, au Sud-Ouest de Nîmes, entre Nîmes et Sommières.

L’agriculture est historiquement marquée par la dominance de la vigne, et tout spécialement à Langlade, dont 2/3 de la superficie était plantée en vignes au XIXème siècle.

La dépression de la Vaunage résulte d'une inversion de relief typique, c'est-à-dire de l'évidement du coeur tendre (marnes grises du Valanginien*) de l’anticlinorium dont les flancs plus résistants à l'érosion (marnes et calcaires argileux de l'Hauterivien inférieur**) dessinent un encadrement de corniches ou de petits crêts de 100 à 200 m d’altitude.

L’altitude, environ 120 m sur les hauteurs de Langlade, apporte un surcroit de fraîcheur participant à donner, avec les expositions NORD et EST, davantage d’acidité aux raisins, ainsi qu’un alcool modéré. Dans l’ombre, les vignes peuvent perdre 25 à 40 % de lumière et de calories, ceci conférant une plus grande complexité aromatique aux baies.

Le sol - exclusivement argilo-calcaire - est composé, comme en Bourgogne, d’un tiers de sables, un tiers d’argiles et un tiers de limons.

Le climat du secteur est typiquement méditerranéen avec un nombre de jours de précipitations peu nombreux, mais avec des averses parfois violentes, notamment en automne, en particulier durant les mois de septembre et octobre, lors des épisodes cévenols, causant fréquemment des inondations.

Au contraire, l'été est souvent très sec, avec seulement quelques précipitations en juillet et en août liées aux orages.

Les précipitations annuelles moyennes sont comprises entre 700 et 800 mm. Cette pluviométrie peut varier de 1 à 4 d’une année à l’autre.

Le secteur est relativement venté et la température moyenne annuelle est de 14°C environ (10,5 °C à Dijon).

Fossiles recueillis : Lyticoceras sp., Acanthodiscus radiatus, Crioceratites sp., Ostrea couloni, Toxaster complanatus

Surface interne des argiles : environ 300 m2/g, Vermiculites

*Valanginien : 136-140 millions d’années. Appartient à la période géologique du Crétacé inférieur (dépôts de craie - 66-145 millions d’années)

**Hauterivien : 130-136 millions d’années. Appartient à la période géologique du Crétacé inférieur.